Le réseau s'est développé sans accroc jusqu'en 1990, puis a subi de plein fouet la crise dite " du golfe ", pour s'en relever et atteindre aujourd'hui la centaine de franchisés. Autant le produit est conçu pour des non-bricoleurs, autant la franchise est prévue pour des non-professionnels. Car l'accent est mis avant tout sur la vente, et son argumentaire marketing basé sur l'aspect financier. Les franchisés en place viennent de l'électroménager, de l'assurance, de l'automobile. Martine Escudé, franchisée de Pau, était mère au foyer, Henri du Tertre, à la Roche sur Yon, était dans les coffres forts, Monsieur et Madame Dallot, à Nevers étaient commerçant .
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- Apport personnel minimum : 110 K€
- Droit d'entrée : 20,5 K€, royalties : 4,5 % du CA TTC, avec un plancher de 2 300 € par mois.
- CA moyen des points de vente : 1,22 M€ TTC, sur la base de 20 constructions annuelles.
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| 1- Le concept actuel Mikit est-il le même qu'à son origine, en 1983 ? |
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Avant de lancer Mikit en 1983, j'étais constructeur de maisons individuelles. Ce marché était, et reste extrêmement atomisé. La majorité des intervenants construit 15 à 25 maisons par an. Le plus important en livre 2 500 et détient 1,5 % du marché. Je voulais me sortir de ce magma informe ou chacun laminait ses marges et pratiquait des " enchères à l'envers ". Cela coïncidait avec une baisse du foncier et des taux d'intérêts élevés. J'ai alors créé ce concept de " maison prêtes à finir ". De 1981 à 1983, j'ai mûri le projet, et je l'ai testé dans un point de vente pilote en 1983. Depuis le début, il s'agit d'un produit financier attractif pour des primo-accédants de catégorie sociale populaire. Notre maison " prête à finir ", c'est l'accession à la propriété pour des remboursements à peine plus élevés qu'un loyer.
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| 2- Avez-vous tout de suite opté pour un développement en franchise ? |
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Absolument. Le métier de constructeur ne m'intéressait plus. Par contre, j'étais attiré par le conseil, le transfert de savoir-faire, la duplication d'une réussite. Et la possibilité d'un développement rapide non-mobilisateur de capitaux important me séduisait.
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| 3- Comment avez-vous traversez la crise des années 1990 ? |
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Cette crise a frappé de plein fouet notre secteur. Son effet a été multiplié par une nouvelle loi protectrice des consommateurs. Cette dernière s'est révélé une bonne chose. Mais elle a fait des dégâts sur le moment. La conjonction des deux a produit de la casse. De nombreuses marques, dont nos concurrents directs (Cosmos, Kiteko, Sonkad) ont été rayés de la carte. Je suis passé de 70 franchisés à 40. Pendant plusieurs années, notre développement a été arrêté. Nous n'avons recommencé le Salon de la Franchise qu'en 1996. Et depuis deux ans, nous sommes repartis très fort
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| 4- Quelles leçons avez-vous tiré de cette crise ? |
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Nous avons profondément changé le modèle de l'entreprise franchisée. Auparavant, nous concédions de grands territoires d'un million d'habitants, nécessitant des structures importantes, plusieurs points de vente par franchisé, des seuils de rentabilité élevés. C'étaient de lourds paquebots difficiles à manœuvrer. Aujourd'hui, les territoires sont plus restreints, le seuil de rentabilité bien plus bas. On exige que le patron opérationnel du point de vente apprenne lui-même à vendre. On fait de plus petites barques, sur lesquelles on puisse éventuellement relever facilement et rapidement les voiles.
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